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Appel à témoignage du Syndicat National des Journalistes

Bonjour à tous,
 
Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a démarré une campagne de lutte contre le recours le statut d’auto-entrepreneur en lieu et place du paiement des piges.
Il demande à chaque pigiste confronté à cette situation de témoigner.
Vous trouverez ci-contre le message diffusé par le syndicat et toutes les informations sur cette campagne.
 
Cordialement

Sylvie Ligny
Présidente de l'Association des journalistes du jardin et de l’horticulture
 

Bonjour à tous,

Dans le cadre de la campagne intersyndicale contre le recours abusif au statut d'auto-entrepreneur pour les journalistes, nous lançons une adresse mail d'alerte stopautoentreprenariat@snj.fr  accessible  depuis la page d'accueil de www.snj.fr 

N'hésitez pas à l'utiliser pour nous signaler tous les cas auxquels vous seriez confrontés, et à la diffuser autour de vous, notamment auprès des journalistes pigistes. 
 
La campagne fait l'objet de la double centrale du Journaliste, qui vient de sortir.
Toutes les infos sur cette campagne sont sur le site, d'où vous pouvez télécharger le communiqué, le tract, et la fiche pratique du Pôle pigistes.
Pour approfondir ce sujet, et bien d'autres, tous les militants intéressés peuvent par ailleurs s'inscrire sur le groupe Facebook des journalistes pigistes du SNJ.
 
Il faut absolument mettre le paquet, pour éradiquer cette dérive patronale, qui gangrène la profession !
 
 
Nous avons été reçus le 21 avril, dans le cadre de la campagne, au ministère de la Culture,  rencontre assez encourageante pour une fois (compte-rendu ci-dessous).
 
COMPTE-RENDU
 
« Il faut éradiquer ces pratiques d’auto-entreprenariat contraires à la réglementation », nous a dit  jeudi 21 avril Roland Husson, chef de cabinet de la ministre de la Culture. Mais, a-t'il ajouté en substance, il vous faut documenter ces pratiques abusives, montrer l’ampleur du problème, nous préparer un dossier avec les démarches entreprises par les représentants du  personnel ou les syndicats auprès des autorités compétentes (inspections du travail, Urssaf) et fédérations patronales, pour les faire cesser.
 
La délégation SNJ (Claude Cécile, Clémence Delangnol, Martine Rossard) accompagnée par des représentants SNJ-CGT, SNE-CFDT et SNJ-FO a jugé plutôt encourageante cette rencontre au ministère de la Culture, la première après la série de courriers envoyés dans le cadre de la campagne intersyndicale « Le journaliste n’est pas un entrepreneur ».
 
Le SNJ a exposé oralement le cas de recours à l’auto-entreprenariat voire au travail dissimulé concernant plusieurs personnes dans quatre entreprises : le site internet Ijsberg, l’entreprise SNE 1633 éditant Rolling stones, Le Nouvel économiste et la télé régionale Azur TV. Nous avons insisté sur le fait que de nombreux autres cas individuels ou collectifs existaient, connus notamment à travers nos permanences juridiques ou le compte Facebook du pôle pigistes SNJ. Et nous avons souligné que les intéressés ne peuvent généralement pas réagir seuls car ils sont souvent confrontés à un chantage à l’emploi s’ils demandent à être rémunérés en piges salariales. Notre délégation a demandé au ministère d'intervenir auprès de la Cipav (la caisse de prévoyance et de retraite des professions libérales) afin qu'elle retire définitivement le métier de journaliste de la liste, largement diffusée, des métiers éligibles au statut d'auto-entrepreneur. Cette demande semble avoir été entendue.
 
Nos interlocuteurs connaissaient parfaitement la Loi Cressard et ont relevé que la présomption de contrat de travail existante pour les journalistes pouvaient faciliter la requalification de la collaboration de prétendus auto-entrepreneurs en relation salariale. Pour nos interlocuteurs,  des sanctions prononcées par l’Inspection du travail ou l’Urssaf à l’encontre d’une ou plusieurs entreprises en infraction pourraient avoir « valeur d’exemplarité ». « Nous pourrions envisager une circulaire à tous les services déconcentrés à relayer par les organisations syndicales dans le secteur des médias », a même ajouté Karine Duquesnoy, conseillère sociale au cabinet (ex Inspectrice du travail qui connaît bien le SNJ pour y être venue parler des lois Aubry… à l’époque).

Le SNJ a suggéré de barrer l’accès des aides à la presse aux entreprises ne respectant pas la législation sociale. « On ne peut pas substituer des mécanismes d’appréciation des aides à la presse aux sanctions de la part des autorités compétentes », a tranché Roland Husson. Il n’a cependant pas exclu que, dans le cadre de la réflexion des aides à la presse, des critères sociaux puissent être envisagés (mais il faudrait sans doute que les syndicats étayent puissamment une telle demande). Sophie Lecointe, du bureau du régime économique de la presse et des métiers de l’information n’a exprimé ni accord ni désaccord sur cette proposition.
 
Le conseiller médias Jérôme Bouvier-qui semblait approuver notre combat- en a profité pour nous faire savoir que le ministère était aux côtés des photo-journalistes mobilisés contre des délais de 6 ou 7 mois pour obtenir le paiement de leur travail. Karine Duquesnoy et Jérôme Bouvier seront nos interlocuteurs privilégiés au ministère de la Culture dans le cadre de la campagne « Le journaliste n’est pas un auto-entrepreneur ». Nous devons leur remettre début mai un dossier "état des lieux".

 


 
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